La forêt et la biodiversité

05/03/2021

Toutes les actualités

Quand on parle de biodiversité, on parle presque systématiquement de forêt, et à raison.

Depuis le Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, la préservation de la biodiversité est considérée comme un des enjeux essentiels du développement durable. Quand on parle de biodiversité, on parle presque systématiquement de forêt, et à raison.

 

La forêt française est un territoire très vaste : 16 millions d’hectares, dont 11 sont des forêts privées, qui représentent près de 30 % de la surface de notre pays. C’est aussi un territoire qui s’accroît (+70% en deux siècles).

C’est surtout le refuge le plus important de biodiversité de notre pays ! De très nombreuses espèces végétales et animales ont la forêt pour milieu de vie.

Pour les végétaux, ce sont 138 espèces de plantes forestières qui sont abritées par la forêt, soit 72 % de la flore métropolitaine. Les essences les plus présentes dans nos forêts françaises sont chêne, hêtre, châtaignier pour les feuillus qui représentent 72 % de la forêt française au total ; pin maritime, pin sylvestre, épicéa et sapin pour les résineux qui totalisent pour leur part 28 %. Parmi elles, le chêne reste l’essence majoritaire en France puisqu’il représente à lui seul un tiers de la forêt française !

Ce sont aussi 73 espèces de mammifères, 120 espèces d’oiseaux, 30 000 espèces d’insectes et autant d’espèces de champignons qui vivent dans nos forêts.

En tous, ce sont plus de 30 % de la biodiversité nationale qui ont besoin de la forêt pour vivre.

Au-delà de fournir un habitat ou un milieu à ces espèces, les forêts ont également un impact positif direct sur l’environnement, et donc sur les espèces qui y vivent. Ces rôles, qui sont habituellement désigné par la multi-fonctionnalité de la forêt, sont nombreux : La forêt capte l’équivalent de 15 % des émissions de CO2 annuelles du pays. Pour aller plus loin, 1m3 de bois utilisé dans la construction évite 1 tonne de CO2 émise pour la fabrication et l’emploi d’un autre matériau. Ajoutons encore que la forêt filtre les poussières et les pollutions microbiennes de l’air ; qu’elle joue un rôle de régulation hydraulique et d’épuration de l’eau, et que les réseaux racinaires des plantes contribuent à fixer les sols en limitant l’érosion éolienne et hydraulique.

Ce qui nous rappelle, encore une fois, combien la forêt est précieuse.

En savoir plus sur les groupements forestiers